
Non pas parce qu’il est complexe, mais parce qu’il est souvent résumé à une seule question :
« Est-ce qu’il reste de l’argent dans le compte ? »
Dans l’article précédent, Votre entreprise n’est pas votre compte de banque, nous avons vu pourquoi le solde bancaire est un repère trompeur lorsqu’il est utilisé seul.
Le cashflow va un cran plus loin.
Il ne s’agit plus de savoir combien il reste, mais de comprendre comment les liquidités évoluent dans le temps, et surtout pourquoi certaines périodes deviennent plus tendues que d’autres.
Cet article propose une démarche simple et concrète pour structurer cette lecture, sans complexité inutile.
Un bon suivi du cashflow ne repose pas sur des outils sophistiqués.
Il repose sur une lecture structurée, toujours dans le même ordre.
Cette démarche tient en quatre repères.
Le cashflow ne se comprend pas avec un seul chiffre.
Il se lit à travers quelques éléments clés, principalement au bilan.
Sans entrer dans la technique comptable, il faut être capable d’observer :
C’est la combinaison de ces éléments qui explique pourquoi le cash se renforce ou se fragilise.
Repère simple : Si le solde bancaire augmente pendant que les comptes à recevoir s’allongent, la pression sur le cash est simplement déplacée, pas réglée.
Le niveau de liquidités à un moment précis est rarement le bon indicateur.
Ce qui compte, c’est la tendance :
Le cashflow est une dynamique.
Il se comprend dans le mouvement, pas dans une photo figée.
Repère simple : Si vous ne pouvez pas expliquer pourquoi vos liquidités ont changé d’un mois à l’autre, la lecture est incomplète.
Il n’existe pas une fréquence idéale universelle, mais une fréquence adaptée à la réalité de l’entreprise.
L’objectif n’est pas de surveiller constamment.
C’est de voir venir.
Repère simple : Si une décision importante dépend du prochain encaissement, le suivi est trop faible.
C’est l’une des questions les plus fréquentes… et les plus sensibles.
Il n’existe pas de règle universelle, mais un repère souvent sain : entre 1 et 3 mois de charges fixes.
Ce niveau permet :
Un solde très élevé peut aussi indiquer :
Le cash protège.
Immobilisé sans intention, il finit par freiner.
Chaque décision a un impact sur les liquidités, même sans financement bancaire.
Croissance, embauche, investissements, retraits du dirigeant ou délais de paiement :
Suivre son cashflow, ce n’est pas éviter toute tension.
C’est comprendre quand, pourquoi et comment cette tension apparaît.
Repère simple
Une entreprise saine ne supprime pas toute pression.
Elle s’assure que chaque décision est financée consciemment, au bon moment.
Avant d’aller plus loin, prenez deux minutes.
Si vous hésitez à répondre clairement à plusieurs de ces questions, votre suivi mérite d’être structuré :
Cette checklist ne vise pas la perfection.
Elle vise la clarté.
La plupart des dirigeants ne cherchent pas des chiffres parfaits.
Ils cherchent à dormir plus tranquille.
Savoir que les décisions sont réfléchies, que les liquidités sont suivies et que les scénarios ont été envisagés change tout.
Même quand le marché ralentit ou qu’un imprévu survient, la réaction n’est plus émotive.
Elle est structurée.
Une bonne planification ne supprime pas les périodes difficiles.
Elle permet de les traverser avec plus de clarté, moins de stress et de meilleures décisions.
Si vous sentez que le cash reste une source de tension ou d’incertitude, ce n’est généralement pas un manque d’efforts ou de compétence.
C’est souvent une question de structure, de lecture et de recul.
Et c’est exactement là qu’un accompagnement financier adapté peut faire toute la différence.